En résumé. La dimension de kakémono la plus courante est le roll-up de 85 × 200 cm, suivi du 100 × 200 cm et du 120 × 200 cm. La hauteur ne bouge presque jamais (autour de 2 mètres), c’est la largeur qui se choisit, selon la place disponible et la distance à laquelle on vous lira. Mais la vraie surface utile est plus petite que le format : le bas disparaît dans le pied ou derrière une table, et seule la zone située à peu près entre 90 et 170 cm du sol se lit sans effort.
Un kakémono, c’est le seul support d’un salon qui doit travailler pendant que vous parlez à quelqu’un d’autre. Il a trois secondes pour dire qui vous êtes à quelqu’un qui passe à cinq mètres en regardant son téléphone.
Alors oui, la question de la dimension compte. Mais pas pour les raisons qu’on croit. Ce n’est pas « quel est le plus grand format que je peux me payer ». C’est « où va-t-il être posé, et de quelle distance va-t-on le lire ».
Voici les formats courants avec leur usage, les différences entre roll-up, X-banner et kakémono suspendu, les zones où rien d’important ne doit aller, et la checklist à passer avant d’envoyer le fichier à l’imprimeur.
Les dimensions de kakémono les plus courantes
Chez les fabricants, la hauteur d’un roll-up tourne presque toujours autour de 200 cm. Fulfiller, par exemple, propose une hauteur visible de 200 cm pour toutes ses largeurs (85, 100, 120, 150 et 200 cm). Ce qui varie, c’est la largeur, et donc la place que prend le support au sol.
| Format | Type de support | Usage typique |
|---|---|---|
| 85 × 200 cm | Roll-up | Le standard. Petit stand, hall d’accueil, forum de recrutement, conférence. Se range dans une housse et voyage partout |
| 100 × 200 cm | Roll-up | Stand moyen, message un peu plus riche, visuel qui a besoin d’air autour du logo |
| 120 × 200 cm | Roll-up | Grand stand, fond de scène, photo ou visuel produit en grand |
| 150 × 200 et 200 × 200 cm | Roll-up large | Mur d’image, fond de stand, espace photo |
| 60 × 160 ou 80 × 200 cm | X-banner | Promotion ponctuelle, budget serré, usage intérieur |
| A4 (21 × 32 cm visibles) ou A3 | Mini roll-up de comptoir | Banque d’accueil, table de stand, vitrine |
Deux remarques avant de choisir. D’abord, les cotes bougent de quelques centimètres d’un fabricant à l’autre : certains annoncent 84 × 200 cm là où d’autres disent 85. Ensuite, le 80 × 200 cm, souvent cité, correspond surtout au format des X-banners, pas des roll-ups.
Notre avis. Dans neuf cas sur dix, un 85 × 200 cm fait le travail. Le 100 × 200 cm devient intéressant quand votre logo est horizontal et large, ou quand vous voulez une photo qui respire. Au-delà, on n’est plus sur un kakémono d’appel mais sur un élément de décor.
Kakémono ou roll-up : quelle différence
On utilise les deux mots comme des synonymes, et dans la conversation ce n’est pas grave. Mais quand vous commandez, la nuance compte, parce que la structure change la façon de préparer le fichier.
- Le roll-up. La toile s’enroule dans un pied à ressort (on parle aussi de cassette ou d’enrouleur). On la tire vers le haut, on la tient avec un mât. C’est le plus répandu sur les salons, parce qu’il se monte en une minute.
- Le X-banner. La toile est tendue sur une structure en forme de X, fixée par des œillets aux quatre coins. Plus léger, moins cher, mais moins stable et moins « fini ». Formats fréquents : 60 × 160 et 80 × 200 cm.
- Le kakémono suspendu. Une bannière avec des barres en haut et en bas, accrochée au plafond ou à une structure. Il se voit de très loin, au-dessus des têtes, mais il faut un point d’accroche.
- Le mini kakémono de table. Un roll-up miniature, en A4 ou A3, posé sur un comptoir. Parfait pour un accueil ou pour signaler une offre sur une table de stand.
Si on vous demande « kakémono ou roll-up ? », la vraie question est : avez-vous besoin d’un support autoportant qu’on monte seul en une minute (roll-up), ou d’un affichage suspendu visible de loin (kakémono suspendu) ?
Choisir la dimension selon le lieu
Le même kakémono ne fait pas le même effet dans une allée de salon et dans un hall de siège social. Avant de choisir la largeur, posez-vous trois questions : combien de place au sol, à quelle distance on va le lire, et qu’est-ce qui sera devant.
Sur un stand de salon. Le visiteur passe dans l’allée, souvent à quatre ou six mètres. Il ne s’arrête pas pour lire, il capte. Le kakémono est souvent placé derrière ou à côté d’une table, ce qui masque une partie du bas. Un 85 × 200 cm en bord d’allée, un 100 ou 120 × 200 cm en fond de stand si vous avez la place.
Dans un hall d’accueil. Les gens attendent, ils ont le temps. La distance de lecture est plus courte, deux ou trois mètres. Vous pouvez mettre un peu plus de contenu, mais pas un paragraphe pour autant. Un 85 × 200 cm suffit largement.
Sur un forum de recrutement ou une journée portes ouvertes. Les stands sont petits et serrés. Le kakémono sert de repère : votre nom et votre promesse employeur doivent se voir par-dessus la foule. Le haut du visuel fait tout le travail.
En conférence. Le kakémono est à côté de la scène, lu de loin, souvent pris en photo. Un 100 ou 120 × 200 cm avec très peu de texte : logo, nom de l’événement, éventuellement un hashtag.
La zone de lecture : votre vrai format est plus petit que vous ne croyez
C’est le point que la plupart des fiches produits oublient. Un kakémono de 200 cm de haut ne vous offre pas 200 cm de surface utile.
En bas, une partie disparaît. Sur un roll-up, le bas de la toile se fixe dans l’enrouleur. Les gabarits d’imprimeurs demandent de laisser cette zone libre, et la cote varie selon le modèle : Printsimple indique une zone de sécurité de 4 cm en bas dans son guide en anglais et de 6 cm dans son gabarit français 85 × 200, tandis qu’une fiche Hellopro demande de prévoir 10 cm d’amorce non visible. Même famille de produits, trois chiffres différents. D’où la règle d’or : toujours télécharger le gabarit de votre imprimeur avant de commencer.
Encore au-dessus, le bas est masqué. Une table, un visiteur, un sac, une plante. Le manuel de marque de l’entreprise allemande Reflex le dit sans détour : pas de texte sous 90 cm du sol. Placez l’adresse du site ou le QR code juste au-dessus de cette limite, à hauteur de main.
En haut, on lit de loin. Le haut du visuel dépasse les têtes. C’est là que va votre logo et votre promesse, ce qu’on doit voir depuis l’autre bout de l’allée.
Au milieu, on lit de près. Le même manuel Reflex place le texte courant entre 90 et 170 cm du sol, c’est-à-dire à hauteur des yeux d’une personne debout. Trois bénéfices au maximum, en gros. Pas de paragraphe.
Résultat concret : sur un 85 × 200 cm, votre message doit tenir dans la moitié haute. Le reste, c’est de l’ambiance (couleur, photo, motif) et un appel à l’action discret en bas.
Quelle taille de police selon la distance
Un repère classique de la signalétique : environ 1 pouce (2,5 cm) de hauteur de lettre pour 10 pieds (3 mètres) de lecture confortable, selon le tableau de visibilité de l’imprimeur Signazon. On peut encore déchiffrer de plus loin, mais l’impact chute.
Traduit pour un kakémono :
| Distance de lecture | Hauteur de lettre conseillée | Ce qu’on y met |
|---|---|---|
| 1 à 2 m (hall, comptoir) | 1 à 2 cm | Détails, QR code, adresse du site |
| 3 m (devant le stand) | environ 2,5 cm | Les bénéfices, la ligne de soutien |
| 5 à 6 m (de l’autre côté de l’allée) | 4 à 5 cm minimum | Le titre, la promesse, le nom |
Il s’agit de la hauteur réelle des lettres sur la toile, pas d’une taille en points dans le logiciel. Le bon réflexe : imprimez votre maquette à l’échelle 1/10 (8,5 × 20 cm pour un 85 × 200), scotchez-la au mur et reculez de 50 cm. Ce que vous voyez, c’est à peu près ce qu’un visiteur verra à 5 mètres. Ce que vous ne lisez pas ne se lira pas non plus.
Et une police bien grasse, sans empattement, avec un fort contraste entre le texte et le fond, gagne toujours face à une jolie fine qui se perd dans l’allée.
Fond perdu, résolution, poids du fichier : ce que demandent les imprimeurs
Là encore, les consignes varient d’un imprimeur à l’autre. Voici ce qu’on trouve dans les gabarits et guides que nous avons consultés :
- Fond perdu. Printsimple demande 3 mm de fond perdu sur son roll-up 85 × 200 (fichier de 856 × 2066 mm pour un format final de 850 × 2060 mm). À l’inverse, le guide de Graphiste.com et celui de Banderolestop pour les bâches expliquent que le fond perdu est inutile pour ces supports et qu’il faut livrer au format exact.
- Résolution. Graphiste.com recommande 150 dpi au format réel. Banderolestop accepte 75 à 150 dpi à l’échelle 1, ou un fichier à l’échelle 1/10 à 1 500 dpi. Une fiche Hellopro demande un PDF au quart de la taille finale avec des images à 300 dpi.
- Couleurs. CMJN, sur tous les guides consultés. Un fichier en RVB risque des couleurs décalées à l’impression.
- Textes. Vectorisés, pour éviter qu’une police manquante soit remplacée au dernier moment.
Pourquoi l’échelle réduite ? Une image de 85 × 200 cm à 300 dpi à taille réelle pèserait, non compressée, plusieurs centaines de mégaoctets. À 150 dpi, ou au quart de la taille, le fichier reste transportable et la qualité suffit largement, parce qu’un kakémono se regarde à un ou plusieurs mètres, jamais le nez collé à la toile.
Pas de règle universelle, donc : suivez le gabarit de votre imprimeur.
La checklist avant d’envoyer à l’imprimeur
- Le gabarit de l’imprimeur est téléchargé et le fichier est construit dessus
- Les dimensions correspondent exactement au modèle commandé (85 ou 84 cm, ça change tout)
- Rien d’important dans la zone cachée en bas, ni dans les marges latérales et haute
- Logo et promesse dans le tiers haut, lisibles à 5 mètres
- Trois bénéfices maximum, pas de paragraphe
- Rien d’essentiel sous 90 cm du sol
- Un QR code ou l’adresse du site en bas de la zone lisible, testé avec un téléphone
- Fond perdu ajouté ou non, selon la consigne de l’imprimeur
- Résolution et échelle conformes à sa consigne
- Couleurs en CMJN, textes vectorisés, images incorporées
- Une relecture à voix haute par quelqu’un qui n’a pas écrit le texte (une faute en 5 cm de haut, ça se voit)
- Le délai d’impression et de livraison vérifié par rapport à la date du salon
Un kakémono ne vient presque jamais seul sur un salon. Pensez au support qu’on emporte : un flyer à distribuer depuis le stand (notre article sur le format de flyer à choisir vous aide à trancher), et pourquoi pas une affiche pour l’entrée ou la salle de conférence, avec le bon format d’affiche selon l’endroit.
Chez Timna, cette checklist est le quotidien de nos graphistes.
FAQ
Quelle est la dimension standard d’un kakémono ?
Le format le plus courant est le roll-up de 85 × 200 cm (parfois annoncé 84 × 200 cm selon les fabricants). Viennent ensuite le 100 × 200 cm et le 120 × 200 cm. La hauteur reste presque toujours autour de 2 mètres, c’est la largeur qui change.
Quelle taille de kakémono choisir pour un salon ?
Pour un petit stand de 9 m², un 85 × 200 cm suffit et laisse de la place. Pour un stand plus grand ou un message plus riche, le 100 × 200 cm donne de l’air au visuel. Le 120 × 200 cm sert plutôt de fond de stand ou de mur d’image.
Quelle différence entre un kakémono et un roll-up ?
Le roll-up est un kakémono dont la toile s’enroule dans un pied à ressort. Le mot kakémono désigne plus largement toute bannière verticale : roll-up, X-banner tendu sur une structure en X, ou bannière suspendue au plafond.
Quelle partie du kakémono est cachée dans le pied ?
Cela dépend du modèle. Selon les gabarits d’imprimeurs, la marge à laisser libre en bas va de 4 cm à 10 cm. Téléchargez toujours le gabarit de votre imprimeur avant de lancer le design.
Quelle taille de police pour un kakémono lisible de loin ?
Un repère courant de la signalétique : environ 2,5 cm de hauteur de lettre pour 3 mètres de lecture confortable. Pour être lu de l’autre côté d’une allée, à 5 ou 6 mètres, visez des lettres d’au moins 4 à 5 cm de haut pour le titre.
Quelle résolution pour le fichier d’un kakémono ?
Il n’y a pas de règle unique : selon les imprimeurs, on demande 75 à 150 dpi à taille réelle, ou 300 dpi pour un fichier livré au quart de la taille finale. Suivez la consigne de votre imprimeur, en CMJN, avec les textes vectorisés.
Le bon kakémono, c’est celui qu’on lit en passant
La dimension se choisit en deux minutes : 85 × 200 cm par défaut, 100 ou 120 × 200 cm si la place et le message le demandent. Le vrai travail, c’est ce qu’on met dedans, et surtout où on le met. Logo et promesse en haut, trois bénéfices au milieu, rien d’important en bas. Et un fichier construit sur le gabarit de votre imprimeur, pas sur une estimation.
Sources
- Fulfiller, Notice roll-up standard (largeurs 85 à 200 cm, hauteur visible 200 cm). fulfiller.com
- Printsimple, Gabarit bannière roll-up 85 × 200 (fond perdu 3 mm, zone de sécurité 60 mm en bas). printsimple.eu
- Printsimple, Design guidelines roll-up banners (zone de sécurité 10 mm en haut, 40 mm en bas, CMJN). printsimple.eu
- Hellopro, Kakémono roll-up deluxe, largeurs 85, 100 et 120 cm (amorce non visible de 10 cm, PDF au quart à 300 dpi). hellopro.fr
- Hellopro, Stand kakémono X-Light, formats 60 × 160 ou 80 × 200 cm. hellopro.fr
- Hellopro, Mini roll-up de comptoir, dimensions A4/A3. hellopro.fr
- Stand-Expo, Mini Roll’up A4 (21 × 32 cm). stand-expo.com
- Graphiste.com, Impression : le guide pour réaliser et imprimer un roll-up (formats 84, 120 et 150 × 200 cm, 150 dpi, CMJN). graphiste.com
- Banderolestop, Préparez vos visuels (échelle 1 ou 1/10, 75 à 150 dpi, CMJN, textes vectorisés). banderolestop.fr
- Reflex, Design manual : roll-ups (texte entre 90 et 170 cm du sol). design-manual.reflex.de
- Signazon, Sign letter height visibility chart (1 pouce de lettre pour 10 pieds de lecture). signazon.com
À propos de l’autrice : Asma est fondatrice de Timna, une équipe de marketeurs et de designers qui aide les entreprises à acheter simplement des prestations de design et de communication. Nos contenus sont écrits par des humains, appuyés par des outils, jamais l’inverse.