En résumé. Une plaquette commerciale est un document, imprimé ou en PDF, qui présente votre entreprise et votre offre à un prospect. Son vrai job : continuer à vendre quand le commercial est parti. Une bonne plaquette tient en six blocs (promesse, problème client, offre, preuves, déroulé, contact) et dans un format adapté à la quantité de contenu : dépliant 3 volets, plaquette 4 pages ou brochure 8 pages. Et elle existe en deux versions : un fichier pour l’imprimeur, un PDF léger pour l’e-mail.

Une plaquette commerciale, ce n’est pas le catalogue de tout ce que vous savez faire.

C’est l’erreur la plus fréquente : on liste les quinze prestations, l’historique depuis 1998, les valeurs, et on demande au graphiste de « faire rentrer ». Résultat : une plaquette dense, feuilletée dix secondes puis rangée.

Une plaquette, c’est un argumentaire. Celui que votre commercial déroule en rendez-vous, couché sur papier, pour que le prospect puisse le relire seul, le soir, ou le montrer à son associé qui n’était pas là. Si vous la pensez comme ça, tout devient plus simple : ce qu’on met dedans, l’ordre des pages, le format.

Voici comment construire la vôtre page par page, quel format choisir, des exemples selon votre type d’entreprise et une checklist avant de l’envoyer à l’imprimeur.

Une plaquette commerciale, c’est quoi exactement

La plaquette commerciale (on dit aussi plaquette entreprise, plaquette de présentation ou brochure commerciale) est un support qui présente une société, son offre et ce qui la rend crédible. Elle se remet en main propre après un rendez-vous, se pose sur un stand de salon, ou part en pièce jointe après un premier appel.

Son lecteur est un prospect qui vous connaît déjà un peu. Il ne cherche pas à découvrir qui vous êtes, il se demande : est-ce que ces gens-là peuvent régler mon problème, et comment j’en parle en interne ?

C’est la différence avec un flyer, qui porte une seule annonce pour quelqu’un qui ne vous connaît pas (voir notre guide sur le format de flyer). La plaquette accompagne une décision B2B qui passe souvent par plusieurs personnes. Elle doit donc tenir debout sans vous.

Que mettre dans une plaquette commerciale, page par page

Six blocs. Pas un de plus en version courte, et même une brochure de 8 pages ne fait que les développer.

1. La couverture : une promesse, pas un logo. Votre logo seul en couverture ne dit rien au prospect. Ce qu’il lui faut, c’est ce que vous faites et pour qui, en une phrase. « Bureau d’études thermiques pour les copropriétés » dit plus que « Atelier Lumen, votre partenaire depuis 1998 ». Ajoutez un visuel qui parle de votre métier, pas une image de banque d’images avec des mains qui se serrent.

2. Le problème de votre client. Avant de parler de vous, parlez de lui. Quelle situation vit-il, qu’est-ce qui lui coûte du temps ou de l’argent ? Trois lignes suffisent. Si le prospect se reconnaît, il lit la suite. S’il ne se reconnaît pas, aucune mise en page ne le retiendra.

3. Votre offre. Deux à quatre offres maximum. Si vous avez quinze prestations, regroupez-les par besoin client. Pour chaque offre : à qui elle s’adresse, ce qu’elle contient, ce qu’elle change.

4. Les preuves. C’est la page que les décideurs lisent en premier, et celle qu’on bâcle le plus souvent. Logos clients (avec leur accord), chiffres réels, extraits d’avis, une étude de cas en quelques lignes, certifications. Une seule preuve solide vaut mieux que cinq vagues.

5. Comment ça se passe. Le prospect veut savoir à quoi s’attendre : les étapes, les délais, qui est son interlocuteur. Trois ou quatre étapes avec un picto chacune, et vous levez une bonne partie des freins.

6. Le contact et la prochaine étape. Un nom, un téléphone, un e-mail, un QR code vers une page de prise de rendez-vous. Et une phrase qui dit quoi faire : « Réservez un diagnostic de 30 minutes ». Une plaquette sans call to action, c’est un rendez-vous qui s’arrête au milieu.

Ce qui peut sauter : le long mot du dirigeant, l’historique complet, la liste des valeurs. Une ligne suffit.

Quel format choisir : dépliant 3 volets, 4 pages ou brochure

Le format découle du contenu, jamais l’inverse. Voici les trois formats les plus courants et ce qu’ils savent faire.

FormatDimensionsPour quoi faireLimite
Dépliant 3 voletsA4 (210 × 297 mm) plié en trois, environ 10 × 21 cm ferméUne offre claire, un message court, un présentoir de salonPeu de place pour les preuves
Plaquette 4 pagesA3 (297 × 420 mm) plié en deux, A4 ferméPrésenter l’entreprise et deux ou trois offresUne gamme large n’y tient pas
Brochure 8 pagesPages agrafées, A4 ou A5 (148 × 210 mm) ferméDétailler une gamme, des références, une méthodePlus longue à écrire et à lire

Quelques précisions utiles avant de briefer un graphiste.

Le dépliant 3 volets en pli roulé n’a pas trois volets identiques. Le volet qui se replie à l’intérieur est un peu plus court pour ne pas buter dans le pli : sur un A4, la répartition classique est de 100, 100 et 97 mm. Il oblige à choisir, ce qui est souvent une bonne chose.

La plaquette 4 pages est le format par défaut d’une PME qui vend une offre principale : couverture, double page intérieure (problème, offre, preuves), dos (déroulé et contact). Tout tombe juste.

La brochure se justifie quand vous avez plusieurs métiers, une gamme de produits ou des études de cas détaillées. Attention : une brochure agrafée se compte toujours en multiples de 4, parce que chaque feuille pliée porte quatre pages. Vous passerez de 8 à 12 pages, jamais à 10. Si votre contenu dépasse largement 8 pages et vise plutôt à démontrer une expertise qu’à vendre une offre, regardez du côté du livre blanc, qui joue un autre rôle.

Papier ou PDF : prévoyez les deux

La plaquette imprimée garde un vrai avantage : l’objet. Posée sur la table à la fin d’un rendez-vous, elle reste dans le bureau du prospect. Mais beaucoup de plaquettes circulent aussi par e-mail, après un appel ou une démo. Et là, le fichier d’imprimeur ne convient pas.

Le fichier pour l’imprimeur est lourd, en haute définition, avec des fonds perdus (une marge d’image qui déborde de 3 à 5 mm au-delà du format, selon les imprimeurs, pour éviter un liseré blanc à la coupe) et des traits de coupe. Envoyé par e-mail, il pèse trop, s’ouvre mal sur téléphone et affiche ces repères techniques au bord des pages.

Il vous faut donc un PDF léger, sans repères de coupe, aux images compressées. Gmail plafonne les pièces jointes à 25 Mo : visez très en dessous, une plaquette de prospection doit s’ouvrir en deux secondes sur un téléphone.

Demandez aussi le fichier source modifiable, pour les futures mises à jour.

Exemples de plaquette commerciale selon votre type d’entreprise

Voici des exemples-types, décrits pour vous aider à choisir l’angle et le format. Ce ne sont pas des entreprises réelles, ce sont des cas que l’on rencontre souvent.

Un cabinet de conseil ou d’avocats. Ce qui se vend, c’est la confiance et l’expertise. Format conseillé : plaquette 4 pages. Couverture sobre avec la promesse (« Droit social pour les PME de 20 à 250 salariés »), double page sur les domaines d’intervention présentés par situation client, dos avec les associés et les coordonnées. Les preuves passent par les types de dossiers traités, les publications, les interventions, dans le respect des règles de la profession.

Un artisan ou une entreprise du bâtiment. Ce qui se vend, c’est le résultat visible. Format conseillé : dépliant 3 volets. Peu de texte, beaucoup de photos de chantiers réels en avant / après, les zones d’intervention, les labels et garanties, un numéro de téléphone énorme. C’est le support qu’on laisse après un devis à domicile.

Un éditeur de logiciel B2B. Ce qui se vend, c’est le gain concret et la simplicité de mise en place. Format conseillé : plaquette 4 pages, avec une version PDF très soignée parce qu’elle circulera surtout par e-mail. Le problème client en ouverture, trois bénéfices plutôt que trente fonctionnalités, une capture d’écran lisible, un déroulé de déploiement en étapes, un QR code vers une démo.

Une PME industrielle ou un distributeur. Ce qui se vend, c’est la gamme et la capacité. Format conseillé : brochure 8 pages. Une double page par famille de produits ou par secteur client, une page sur l’outil de production ou la logistique, une page de références. Ici, le risque est de basculer dans le catalogue produit : gardez des pages qui parlent besoins, et renvoyez le détail technique vers des fiches produits.

Comment faire une plaquette commerciale : les étapes

  1. Fixez l’objectif : laisser après un rendez-vous, distribuer sur un salon, envoyer après un appel.
  2. Écrivez les textes avant la mise en page. C’est l’étape qu’on saute, et c’est elle qui fait la plaquette.
  3. Choisissez le format selon le contenu réellement utile.
  4. Réunissez les éléments : logo en haute définition, charte, photos réelles, preuves validées.
  5. Mettez en page. Canva dépanne pour un premier jet. Un graphiste apporte la hiérarchie, la cohérence avec votre marque et un fichier conforme aux exigences de l’imprimeur.
  6. Relisez à plusieurs, coordonnées et prix compris. Une coquille sur 500 exemplaires, ça se voit longtemps.
  7. Exportez les deux versions : imprimeur et e-mail.

Les erreurs fréquentes qu’on voit sur les plaquettes

  • Tout dire. Quinze prestations, trois pages de texte serré. Le prospect ne lit rien.
  • Parler de soi d’abord. « Fondée en 1998, notre société… » en ouverture. Le client veut d’abord savoir si vous comprenez son problème.
  • Des preuves floues. « Des centaines de clients satisfaits », sans un nom ni un chiffre vérifiable.
  • Pas de prochaine étape. Un contact générique en tout petit au dos, sans call to action.
  • Une plaquette hors charte. Couleurs approximatives, typographies différentes du site. Le prospect sent le décalage, même sans savoir le nommer.
  • Oublier la version e-mail. Un PDF énorme avec traits de coupe, envoyé en prospection.
  • Figer ce qui bouge. Des tarifs ou une équipe datés périment la plaquette. Mettez-les sur une fiche à part ou derrière un QR code.

La checklist avant d’envoyer à l’imprimeur

  • La couverture dit ce que vous faites et pour qui, en une phrase
  • Le problème du client apparaît avant la présentation de votre entreprise
  • Deux à quatre offres maximum, chacune avec un bénéfice clair
  • Au moins une preuve vérifiable : référence, chiffre réel, avis, étude de cas
  • Le déroulé de collaboration tient en trois ou quatre étapes
  • Un contact nominatif, un QR code testé, une prochaine étape explicite
  • Couleurs, logo et typographies conformes à votre charte
  • Textes relus par deux personnes, coordonnées vérifiées une par une
  • Fichier imprimeur avec fonds perdus et traits de coupe, aux dimensions demandées par votre imprimeur
  • PDF léger pour l’e-mail, sans repères de coupe, testé sur téléphone
  • Fichier source modifiable conservé pour les prochaines mises à jour

Si plusieurs cases restent vides, notamment côté textes, c’est souvent le signe qu’il vous faut un regard extérieur.

Combien coûte une plaquette commerciale

Les prix varient énormément. Repère de marché : Codeur.com affiche un budget moyen de 577 € pour les projets de plaquette déposés en octobre 2026, sur des budgets déposés allant de 250 € à 15 000 €. Ce chiffre bouge chaque mois. Regardez donc surtout ce qui est inclus : rédaction, allers-retours, fichiers livrés.

Une plaquette qui travaille quand vous n’êtes pas là

Une bonne plaquette commerciale ne cherche pas à tout dire. Elle reprend l’argumentaire de votre meilleur rendez-vous, dans le bon ordre, et le laisse sur la table. Promesse, problème, offre, preuves, déroulé, contact. Un format choisi pour le contenu. Deux fichiers, un pour l’imprimeur, un pour l’e-mail.

Le plus dur reste d’écrire les bons textes et de leur donner une mise en page qui fait envie de lire. C’est notre métier. Chez Timna, un graphiste met en page votre plaquette à vos couleurs, un rédacteur écrit ou relit les textes si vous le souhaitez, et une directrice marketing valide avant livraison.


FAQ

Qu’est-ce qu’une plaquette commerciale ?

C’est un document imprimé ou en PDF qui présente une entreprise et son offre à un prospect. Son rôle : prolonger un rendez-vous, un salon ou un premier appel, et donner au prospect de quoi convaincre les autres décideurs en interne.

Que mettre dans une plaquette commerciale ?

Six blocs suffisent : une couverture avec votre promesse, le problème de votre client, votre offre, vos preuves (références, chiffres, avis), la façon dont vous travaillez, et un contact clair avec une prochaine étape. Tout le reste est optionnel.

Quelle est la différence entre plaquette, brochure et dépliant ?

Le dépliant est une feuille pliée en volets, souvent un A4 plié en trois. La plaquette au sens strict est une feuille pliée en deux, soit 4 pages. La brochure assemble plusieurs feuilles agrafées, donc 8 pages et plus. Dans le langage courant, on dit souvent « plaquette » pour les trois.

Combien de pages pour une plaquette commerciale ?

Quatre pages couvrent la plupart des besoins d’une PME qui vend une offre principale. Un dépliant 3 volets suffit pour un message court, une brochure de 8 pages se justifie pour une gamme ou plusieurs métiers. Pour une brochure agrafée, le nombre de pages est toujours un multiple de 4.

Faut-il une version PDF de sa plaquette ?

Oui. La plupart des plaquettes circulent aujourd’hui par e-mail après un premier échange. Il faut donc une version PDF légère, pensée pour s’ouvrir sur téléphone, en plus du fichier haute définition destiné à l’imprimeur.

Comment faire une plaquette commerciale soi-même ?

Commencez par les textes, pas par la mise en page : une promesse, un problème, une offre, des preuves, un contact. Choisissez ensuite le format selon la quantité de contenu. Un outil comme Canva dépanne, mais un graphiste fera la différence sur la hiérarchie et la cohérence avec votre marque.


Sources

  • Markus Kuhn, Université de Cambridge, International standard paper sizes (ISO 216 : A3, A4, A5). cl.cam.ac.uk
  • Elephorm, Paramétrer un dépliant 3 volets avec plis roulés dans InDesign (volets de 100, 100 et 97 mm). elephorm.com
  • Graphiste.com, Impression : comment utiliser les marges et fonds perdus ? (fonds perdus de 3 à 5 mm selon les imprimeurs). graphiste.com
  • Printsimple, Why is the number of pages in a brochure always a multiple of 4? printsimple.eu
  • Aide Gmail, Pièces jointes : limites de taille (25 Mo). support.google.com
  • Codeur.com, Tarif moyen de nos graphistes plaquette (budget moyen relevé en octobre 2026). codeur.com

À propos de l’autrice : Asma est fondatrice de Timna, une équipe de marketeurs et de designers qui aide les entreprises à acheter simplement des prestations de design et de communication. Nos contenus sont écrits par des humains, appuyés par des outils, jamais l’inverse.

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